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Canaux du Nicaragua et de Bernistap

Un point commun entre le canal du Nicaragua et le canal de Bernistap

Le 22 décembre 2014, le Nicaragua a inauguré la construction d’un nouveau canal interocéanique entre la Pacifique et l’Atlantique qui devra doubler – et concurrencer- le canal de Panama.

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Le projet de 50 milliards de dollars durera de 5 ans; il prévoit l’emploi de près de 50.000 ouvriers. Le chantier a débuté à l’embouchure du fleuve Brito, sur la côte Pacifique sud. Le canal traversera le lac Cocibolca[1] et poursuivra sa route à travers des forêts tropicales et au moins une quarantaine d’agglomérations avant d’aboutir à l’embouchure de la Punta Gorda, côté Caraïbes. 

D’une profondeur de 30 mètres, large de 230 à 530 mètres, il permettra le passage de bateaux atteignant jusqu’à 400.000 tonnes et mesurant jusqu’à 450 mètres de long.

Selon le projet adopté, le canal fera 278 kilomètres de long, soit trois fois plus que celui de Panama.

Quel rapport entre ce nouveau canal interocéanique et le canal Meuse & Moselle qui nous occupe localement ?

Aucun, me direz-vous. Et pourtant !

Outre les aspects pharaoniques, à leurs époques respectives, de ces deux entreprises, le dénominateur commun de ces deux projets n’est autre que Rémy de Puydt.

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Genèse d’une idée

L’idée de construire un canal à travers l’Amérique centrale est aussi ancienne que la découverte de l’Amérique elle-même. Déjà, le conquérant du Mexique, Fernando Cortez[2] avait été préoccupé par l’idée de relier les deux océans. Il espéra longtemps que cette percée avait été faite par la nature et il la fit rechercher depuis le Mexique jusqu’au Panama.

En 1524, deux des explorateurs, Gonzalès de Avila et Andrès de la Cerneda, avaient découvert une mer intérieure; c’était le lac de Nicaragua. Mais il fut bien vite reconnu que toute communication interocéanique par ce point était absolument impossible.

En 1528, Cortez fit parvenir au roi d’Espagne le tout premier plan de communication à travers le Mexique. L’Espagne n’y prêta cependant que peu d’attention.

Philippe II[3], à son tour, voulut résoudre aussi le problème. Il envoya Antonelli[4], célèbre ingénieur de l’époque, visiter le Nicaragua, dans le but de faire servir le lac à l’établissement d’un canal. Il arriva ce qui était déjà advenu; Antonelli conclut à l’absolue impossibilité de cette entreprise.

Des ingénieurs flamands partirent alors pour le Darien[5]. Ce point leur parut le plus propre à la construction facile d’un canal, et ils firent dans ce sens leur rapport au roi. Mais ils avaient compté sans l’égoïsme avide du Conseil des Indes occidentales qui vit dans cette route ouverte au commerce de toutes les nations une concurrence au développement de sa propre richesse. A force d’intrigue et d’or, il sollicita et obtint de Philippe II un décret punissant de la peine de mort toute tentative de ce genre. La même peine fut portée contre tous ceux qui, sans une permission du Conseil, chercheraient à naviguer sur les fleuves de l’isthme.

La sévérité inouïe de ces édits arrêta dès lors toute espèce de tentative de réunion des mers, et les Espagnols jouirent seuls des bénéfices de leur position privilégiée.

Les Projets Humbold, 1804.

Il faudra attendre 1804 et les travaux de Humbold[6] qui, après un voyage d’étude à travers les Cordillères, présenta 5 projets différents de coupure du continent. Parmi ces projets, l’un se trouva être confirmé récemment puisque ce projet prévoyait le passage par le lac du Nicaragua.

Le projet Antonio De La Cerda, 1821.

En 1821, l’Amérique centrale se détacha de la couronne espagnole et conquit son indépendance. En 1823, la première assemblée constituante de la nouvelle République fédérale d’Amérique Centrale à peine formée, un de ses membres, don Antonio de la Cerda fit une proposition tendant à faire décréter la coupure de l’isthme[7].

En 1825, la République d’Amérique centrale contacta le gouvernement des États-Unis dans le but de réunir le financement et la technologie d’ingénierie nécessaires à la construction du canal. Le plan présenté en 1826 au Congrès par le secrétaire d’État Henry Clay[8] ne fut pas approuvé. Les États-Unis étaient, en effet, inquiets de l’instabilité politique du Nicaragua et des obstacles soulevés par les intérêts rivaux à la fois stratégiques et économiques du gouvernement britannique, qui contrôlait de fait la côte des Mosquitos[9].

En même temps plusieurs compagnies américaines se présentèrent pour l’exécution des travaux. Leurs propositions ayant été acceptées, le gouvernement local, au mois de juin 1825, fit connaître les principes sur lesquels la concession devait reposer, et, le 14 Juin 1826, une société de New-York, sous la direction d’un certain Palmer, obtint le premier traité qui ait été consenti à cet égard avec le gouvernement américain.

Palmer, sous la raison sociale « Compagnie centre-américaine et des Etats-Unis pour le canal entre l’Atlantique et le Pacifique,» s’engageait à ouvrir, à travers le Nicaragua, un canal de grande navigation et à déposer, dans la ville de Granada, et dans le délai de six mois, une garantie de un million de francs[10], à élever des forts pour la défense du canal, et à commencer les travaux dans un délai de douze mois. Il lui était abandonné, en retour, les deux tiers des péages jusqu’à remboursement du capital dépensé, avec les intérêts à 10 p. 0/0; puis la moitié du produit du canal pendant sept ans, avec certains privilèges pour l’introduction des bateaux à vapeur. En cas d’exécution incomplète, les travaux devaient revenir sans condition à la république. Mais, malgré tous ses efforts, Palmer ne put réussir à s’assurer la coopération des capitalistes américains et anglais, et, dans l’automne de 1827, il abandonna l’entreprise.

Projet de Guillaume Ier, roi de Hollande, 1828.

Le roi Guillaume 1er voulut entreprendre la construction du canal au travers du Nicaragua, suite aux avis donnes par le consul des Pays-Bas, Haefkens; le général Verveer fut commissionne pour les relations avec l’Amérique Centrale et des ingénieurs belges, dont Jean-Baptiste Vifquain[11] et P. Simons, étudièrent le canal à réaliser.

Une compagnie s’était formée au capital d’un million de florins, dont le roi s‘était réservé la moitié.

En mars 1829, le général Verveer vint à Guatemala en qualité de plénipotentiaire du roi des Pays-Bas, avec des instructions relatives au canal. Mais une révolution s’était déroulée pendant son absence et le général Morazan, qui venait de prendre le pouvoir, était très occupé à établir son gouvernement. Un long temps se passa sans que rien ne se passe et ce fut seulement le 21 octobre 1830 que le Congrès Fédéral passa un contrat entre le général Verveer et le Guatemala.

Outre diverses stipulations, conformes à celles des traités antérieurs, le canal devait être ouvert à tous les navires marchands sans distinction; les navires de guerre devaient obtenir l’autorisation de la république et elle n‘était accordée. en cas de guerre, à aucune des parties belligérantes. Le canal était un passage neutre et on voulait le faire reconnaitre comme tel par les grandes puissances maritimes. Le projet, d‘ailleurs, lui attribuait des conditions de largeur et de profondeur capables d‘admettre les plus gros navires de commerce en plein chargement. Un port franc devait être fondé à l‘embouchure ou dans le voisinage.

Quant au commerce et à la navigation, les Pays-Bas devaient être mis sur un pied d’égalité avec les Etats-Unis.

« En 1826, le général Verveer, sous le patronage du roi des Pays-Bas. Guillaume Ier de Nassau, s’occupa, en même temps que M. Palmer, de New-York, de dresser les devis d’un canal latéral à la rivière San-Juan de Nicaragua. Comme antérieurement, comme aujourd’hui, quand des études sur ce point ont été faites par des hommes qui n’avaient d’autre mobile que la science et d’autre but que la recherche de la vérité, les ingénieurs hollandais reconnurent l’impossibilité d’utiliser cette rivière sans des dépenses effrayantes, sans un grand nombre d’écluses, de barrages et de travaux de toutes sortes. Le roi voulait faire exécuter de nouvelles recherches, quand la révolution de Bruxelles, en septembre 1 830, lui fit abandonner ce projet pour n’avoir à s’occuper que des affaires politiques.[12] »

Ce projet échoua à la suite de la situation politique en Amérique Centrale, aux dissensions entre Haefkens et Verveer et à la révolution belge qui « absorba bientôt toute l’attention du roi, dont les préoccupations politiques durent l’emporter sur «es projets d’entreprises financières à l’étranger[13] » malgré quelques tentatives faites en 1832 pour renouer les négociations.        

Il semble bien que le roi Guillaume ait eu l’intention d’envoyer Rémy de Puydt rejoindre le général Verveer, déjà en place au Nicaragua[14].

Le projet de Léopold 1er

L’état du Nicaragua proclama son indépendance en 1838.

En 1844, don Francisco Castellon, nommé ministre du Nicaragua à Paris, après avoir essayé vainement d’intéresser à l’œuvre le gouvernement français, conclut un traité avec une compagnie belge, sous les auspices du roi Léopold. La concession était de soixante années ; l’Etat devait recevoir un intérêt de 10 p. 0/0 sur les bénéfices, et, à l’expiration de la concession, il rentrait dans la propriété exclusive du canal.

Lucien de Puydt[15], dans son rapport « L’isthme américain et le canal colombien », revient sur les circonstances de l’intérêt de Remy de Puydt pour ce projet.

« En 1841, une entreprise, faite d’abord dans une but de colonisation, mais qui pouvait ultérieurement arriver à la construction d’un canal sur le territoire du Guatemala, fut fondée à Bruxelles.

Le général du génie, Rémy de Puydt, aide de camp du roi Léopold 1″, et mon cousin germain, en était le chef, et devait diriger toutes les recherches scientifiques; 405,000 hectares étaient affectés à la colonie, et une concession large et avantageuse en facilitait le développement. Une organisation un peu trop exclusivement catholique, des rivalités et des menées sourdes paralysèrent l’action et la volonté de M. Rémy de Puydt. Il croyait à la possibilité de l’ouverture d’un canal, du golfe de Honduras au port d’Ystapa et allait commencer de nouvelles études, quand la mort vint le ravir à la science et enlever à la colonie le seul appui intelligent et actif qui pût la sauver de la ruine qui l’atteignit peu de temps après. »

Dans son « Rapport officiel de M. de Puydt, colonel du génie, chef de la commission d’exploration dans l’Amérique centrale » de 1842 à propos de la colonie Sant Tomas du Guatemala, Rémy de Puydt parle de ce projet interocéanique qui n’a pu manquer de susciter son intérêt, 10 ans à peine après ses calculs concernant la faisabilité du canal Meuse é Moselle.

« M. Baily, ingénieur anglais, résidant à Guatemala, a consacré plusieurs années de sa vie et une partie de sa fortune, à étudier le projet de canal navigable entre les deux mers, par le lac de Nicaragua. Son travail, consciencieusement fait, dont il nous a donné communication, est déposé aux archives de Guatemala. Il établit, par un nivellement détaillé, les hauteurs diverses du terrain, et constate par des plans topographiques, d’une manière incontestable, la position réelle des lieux. »

Rémy de Puydt marque son intérêt certain pour ce projet en ajoutant une longue note en annexe de son rapport sur le Guatemala[16].

« Le canal des deux mers intéresse trop le commerce du monde entier, pour que nous n’en disions pas quelques mots.

Ce projet date de la conquête du lexique par les Espagnols. Fernand Cortez est le premier qui s’en soit occupé; il s’agissait alors de s’assurer de la possibilité d’opérer la jonction par l’isthme de Tehuantepec[17].

Depuis lors, les idées se sont arrêtées sur l’isthme de Panama, et c’est généralement ce dernier projet que beaucoup de personnes considèrent comme le plus réalisable, parce que la distance, d’une mer a l’autre, y est moindre que partout ailleurs, le trajet en ligne droite n’étant que de 30 lieues environ.

Mais les difficultés ne sont pas dans la longueur du trajet à parcourir, la forme seule du terrain est le principal obstacle. L’isthme de Panama, ni l’isthme de Tehuantepec ne sont favorables au tracé d’un pareil canal, à cause de la hauteur des points culminants. D’un côté, il faudrait percer la montagne au moyen d’un souterrain; de l’autre, la série des nombreuses écluses montantes et descendantes rendrait, non-seulement la construction très coûteuse, mais l’alimentation de la navigation serait très précaire.

Le projet qui réunit le plus de chances de succès est celui de M. l’ingénieur Baily, par le lac de Nicaragua.

La distance à parcourir est de 60 lieues environ ; elle comprend trois sections:

Le Rio San-Juan, 33 lieues.

Le lac de Nicaragua, 15

L’isthme entre ce lac et le Grand Océan, 5

La pente totale du Rio San-Juan est de 39,01 m, ce qui fait 0,22 m. par kilomètre : or, comme la limite maximum de la navigation à voile sur les rivières est 0,25 m. par 1000 mètres, cette navigation est possible sur le Rio San-Juan, moyennant quelques corrections à son lit.

Le lac est également navigable pour des navires de 400 à 500 tonneaux[18].

Du lac à l’Océan Pacifique la différence de niveau est, comme ou l’a dit, de 39,0I m, mais, sur le terrain intermédiaire, se trouve un point culminant de I48,74 m. au-dessus du lac, ou 187,75m. au-dessus de la mer. Il y a par conséquent lieu à faire un canal a deux versants, dont la montée serait, d’après le nivellement, d’environ 61 mètres, et la descente 100 mètres, ce qui nécessiterait la construction de 50 écluses au moins pour racheter une pente totale de 161 mètres.

Toutes les puissances maritimes et commerçantes de l’Europe, l’Angleterre exceptée, ont intérêt à la réalisation de cette entreprise; les États-Unis et le Mexique y ont également un avantage direct et immédiat. Qui donc en a empêché jusqu’à présent l’exécution? II y a là dessus des opinions opposées: en Amérique, on attribue tous les obstacles à ceux qui, en Europe, passent au contraire pour les plus empressés à faire le canal. »

Projet du Prince Louis-Napoléon Bonaparte, 1846.

En avril 1846, un autre traité fut passé par M. Marcoleta, chargé d’affaires du Nicaragua en Belgique, avec le prince Louis-Napoléon[19], alors détenu à Ham

Ce traité ne différait du précédent qu’en ce que le canal projeté devait porter le nom de canal Napoléon de Nicaragua; il n’eut d’autre conséquence qu’une brochure publiée sous les initiales L. N. Le prince allait, dit-on, partir pour diriger sur les lieux les études et les travaux, lorsque les événements de 1848 vinrent donner à ses idées une autre direction.

Projet de Cornelius Vanderbild, 1849.

Le 26 août 1849, le gouvernement nicaraguayen signe un contrat avec l’homme d’affaires américain Cornelius Vanderbilt[20] auquel est accordé le droit exclusif de construire un canal dans les 12 ans. C’est l’époque de la ruée vers l’or en Californie et Vanderbilt exploite déjà une route commerciale qui utilise le fleuve San Juan complétée par un transport terrestre (train ou diligence) à travers l’isthme de Rivas. Cette voie restera pendant quelques années la route la plus aisée pour aller de New York à San Francisco. La guerre civile au Nicaragua et son invasion par le flibustier William Walker va empêcher le projet de prendre corps.

Le projet de canal est un des points abordés du traité Clayton-Bulwer[21] de 1850 qui cherche à aplanir les rivalités dans la région entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. À la fin du XIXe siècle, le gouvernement des États-Unis négocie avec le président José Santos Zelaya la location de terres pour construire le canal. Luis Felipe Corea, l’ambassadeur nicaraguayen à Washington, confirme au secrétaire d’État John Hay le soutien du gouvernement de Zelaya au projet et l’affaire est conclue par le traité Sánchez-Merry. Mais entretemps, les difficultés financières de la Compagnie nouvelle du canal de Panamá amène le Congrès américain à voter la loi Spooner[22] qui autorise le rachat de la Compagnie et l’achèvement du canal.

Le projet du Nicaragua est alors abandonné, ses adversaires évoquant également les risques sismiques et volcaniques du pays.

Il fut abandonné pour une bonne centaine d’années.

Carte d'une partie de l'isthme du Darien (Etats-Unis de Colombie) avec le tracé du Canal Interocéanique, par Lucien de Puydt,

Carte d’une partie de l’isthme du Darien (Etats-Unis de Colombie) avec le tracé du Canal Interocéanique, par Lucien de Puydt,

Références

Internet

Bibliographie

  • Percement de l’isthme de Panama par le canal de Nicaragua: exposé de la question, Félix Belly, aux bureaux de la Direction du canal,27, Rue Laffitte, 27, et de la Librairie Nouvelle, boulevard des Italiens,!3, 1858
  • Journal des chemins de fer des mines et des travaux publics, Volume 18, 1859
  • 300 projets et propositions utiles, C.A. Oppermann, 1855
  • L’isthme américain et le canal colombien: percement de l’Isthme du Darien …, Lucien de Puydt, Cornillac, 1869
  • L. B. (Napoleon Louis Bonaparte), ** Canal of Nicaragua, or a Project to Connect the Atlantic and Pacific Oceans by Means of a Canal. » London, 1846.
  • Lederer, A.la participation belge aux études et à la réalisation du canal interoceanique en Amérique Centrale, Bulletin des séances Acdémie >Royale des Sciences d’Outre-Mer, 1983, no 4, p. p. 429-442, ill. : 4, La Californie et les routes interocéaniques – Alexandre Holinski – 1833 – ‎Canals, Interoceanic
  • Voyages Autour Du Mond, Capitaine G. Lafond, Administration de Librairie, Paris ; 1843
  • Travels of a Naturalist, A Record, by Adolphe Boucard, 1894
  • Revue contemporaine, Volume 62 – Bureaux de la Revue contemporaine, 1862
  • Rapport officiel de M. de Puydt, colonel du génie, chef de la commission d’exploration dans l’Amérique centrale, R. Ede Puydt, Lesigne, 1842
  • La Californie et les routes interocéaniques, Alexandre Holinski, Meline, Cans et cie., 1833

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[1] Lac Cocibolca ou lac Nicaragua. Le lac Nicaragua est un lac d’eau douce d’Amérique centrale. Le nom Cocibolca proviendrait du nahuatl coalt-pol-can signifiant « lieu du grand serpent ».

[2] Cortez Fernando – 1485 – 1547 – conquistador espagnol qui s’est emparé de l’Empire aztèque pour le compte de Charles Quint, roi de Castille et empereur romain germanique.

[3] Philippe II (1527 – 1598) prince espagnol de la maison de Habsbourg, fils aîné de Charles Quint, est roi d’Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d’Autriche, duc de Milan, prince2 souverain des Pays-Bas, de l’abdication de son père (1555) à sa mort et roi de Portugal à partir de 1580. Il est aussi roi consort d’Angleterre du fait de son mariage en 1554 avec Marie Ire d’Angleterre.

[4] Battista Antonelli (or Bautista) (1547–1616) was a military engineer from a prestigious Italian family of military engineers in the service of the Habsburg monarchs of Austria and Spain.

[5] La région du Darién ou bouchon du Darién est une zone de marais et de forêt située à la frontière entre la Colombie et le Panama, d’environ 160 km de long et 50 km de large.

[6] Friedrich Karl, Willelm, Heinrich Alexander, baron von Humboldt – plus connu sous le nom d’Alexander von Humboldt ou Alexandre de Humboldt 1769 – 1859 est un naturaliste, géographe et explorateur allemand. Il était membre associé de l’Académie des sciences française et président de la Société de géographie de Paris. Par la qualité des relevés effectués lors de ses expéditions, il a fondé les bases des explorations scientifiques.

[7] Un isthme est un territoire très étroit entre deux mers ou deux golfes, qui réunit deux grandes étendues de terre.

[8] Henry Clay (1777, – 1852) est un homme politique américain, sénateur et l’une des plus grandes figures politiques américaines de la première moitié du XIXe siècle. Il fut l’auteur du célèbre Compromis de 1820 ainsi que celui de 1850 et reste connu dans l’Histoire comme le « Grand pacificateur » (the Great compromiser).

[9] La Côte des Mosquitos situé en grande partie sur le littoral est du Nicaragua, comptait au XVIIe siècle parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, huguenots ou puritains. Cette région fut à partir de 1661 le siège d’un royaume indigène, connu parfois sous le nom de royaume de Mosquitie. Celui-ci se plaça dès 1668 (ou 1678) sous le protectorat de l’Angleterre, qui ne s’exerça toutefois que de manière relativement informelle et intermittente jusqu’au milieu du XIXe siècle.

[10] En franc français de 1866

[11] Jean-Baptiste Vifquain (parfois écrit Vifquin), né à Tournai le 24 juin 1789 et mort à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne, France) le 31 août 1854, est un officier militaire, architecte, urbaniste et ingénieur-inspecteur en chef honoraire des Ponts et Chaussées,

[12] L’isthme américain et le canal colombien: percement de l’isthme du Darien, par un canal de grande navigation, sans tunnel et sans écluses – Lucien de Puydt – Impr. Ernest Cornillac, 1869

[13] «L’isthme américain et le canal colombien: percement de l’Isthme du Darien par un canal sans tunnel ni écluses », Lucien de Puydt, Impr. Cornillac, 1869

[14] Bulletin des séances – Volume 11, Numéros 1 à 3 – Page 254

[15] Lucien de Puydt : scientifique français qui dirigea une compagne d’exploration du Darien afin d’étudier les possibilités de creuser un canal transocéanique à travers cette région marécageuse du Panama. Qu’il soit français et cousin de Remy de Puydt n’est pas étonnant en soi à une époque ou on pouvait être né Brabaçon autrichien puis avoir été citoyen français, puis Belge des Pays-Bas et finalement Belge au cours d’une seule et même vie. Mis à part son travail sur le Darien et sa collaboration avec Ferdinand de Lesseps, il n’est connu que par ses titres de Chef des explorations scientifiques de l’isthme du Darien en 1861 et 1865, chargé de missions scientifiques par le gouvernement français, membre de la Société météorologique de France et correspondant de la Société royale géographique de Londres. Sa biographie reste donc à faire… ou à découvrir.

[16] Rapport officiel de M. De Puydt, colonel du génie, chef de la commission d’exploration dans l’Amérique centrale, Rémy De Puydt – Lesigne, 1842

[17] L’isthme de Tehuantepec est un isthme situé au Mexique. Il représente la plus courte distance entre le golfe du Mexique et l’océan Pacifique. Au point le plus étroit entre les océans, il est d’une largeur de 200 kilomètres1, ou de 192 kilomètres depuis la lagune supérieure sur la côte pacifique. Il marque la délimitation géographique entre l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale

[18] Le tonnage est la mesure du volume d’un bateau (une image de la capacité de transport d’un navire de commerce). Il représente le volume intérieur, exprimé en tonneaux (le tonneau est équivalent à 2,83 m3).

[19] Futur Napoléon III.

[20] Cornelius Vanderbilt I, ( 1794 – 1877) est un entrepreneur et homme d’affaires américain qui bâtit sa fortune dans la construction maritime et les chemins de fer.. Il était le patriarche de la famille Vanderbilt.

[21] le Traité Clayton-Bulwer est signé le 19 avril 1850 entre les États-Unis et le Royaume-Uni, il autorise les deux pays à se partager le Nicaragua et interdit aux deux pays un contrôle total sur un canal, alors en projet, traversant le Nicaragua.

[22] Spooner Act – La loi du 25 juin 1902, dite loi Spooner, ayant autorisé le président à choisir, pour un canal interocéanique le tracé qu’il lui conviendrait d’adopter, Nicaragua ou Panama, Roosevelt signa avec la Colombie, le 23 janvier 1903, le traité désigné sous le nom de traité Hay-Herran, qui reconnut aux États-Unis le droit d’acquérir la concession de la Compagnie nouvelle de Panama, celui d’achever le canal et de l’exploiter, et qui leur concéda en même temps, le long des rives, une bande de territoire sur laquelle, d’ailleurs, la Colombie garda sa souveraineté. http://www.cosmovisions.com

 

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