Un Canal et des Hommes

de Puydt, Remi (1789 – 1844)

Remi de Puydt

Remi de Puydt

Remi de Puydt est l’ingénieur qui établi le projet du Canal de Bernistap-Hoffelt.

  • né le lundi 3 août 1789 à Poperinghe
  • architecte, ingénieur, parlementaire
  • marié le 19 octobre 1814 (mercredi) avec Joséphine DUBIEF 1793 -1887
  • dont il eut un fils Augustin de PUYDT
  • décédé le 20 septembre 1844 (vendredi) à Schaerbeek à l’âge de 55 ans.
.Ses parents sont:
.
Jean-Ambroise de PUYDT
  • né le mardi 14 novembre 1758 à Poperinghe
  • médecin, fonctionnaire sous les régimes français, hollandais et belges
  • décédé le mercredi 24 août 1836 à Hyon (Mons)
  • marié avec
.Thérèse JOSSAER
  • 1764 – 1796
  • mère de Remi qui aura 5 frères et soeurs
  • et avec
Marie Adélaïde Jeanne MICHOT
  • 1777 – 1858
  • qui donnera 4 demi-frères et demi-soeurs à Remi
Source: d’après l’arbre généalogique de Cécile Randaxhe (geneanet)
Une recherche de Nicolas Hamen

<< articles du 21.12.2012 et du 30.01.2013 >>

Remy de Puydt (1789 – 1844)

Remy De Puydt naquit à Poperinghe, le 5 août 1789; ses premières années furent consacrées à des études fortes et étendues qui développèrent chez lui ces vastes connaissances, cette flexibilité de talent dont il a donné tant de preuves dans les phases si variées de sa vie.

Appelé en 1812 au service militaire, il entra avec le grade de sous-lieutenant dans la 72e cohorte de la garde nationale. Il suivit depuis lors la fortune des aigles impériales jusqu’après les désastres de Waterloo.

Trois blessures qu’il reçut dans la campagne de 1813, et les promotions successives aux grades de lieutenant et de capitaine dans l’armée, témoignent hautement de la manière dont il remplit les devoirs de soldat dans cette première période de sa vie militaire.

Après la chute de l’empire, De Puydt renonça à la carrière des armes et vint consacrer au service de son pays ses talents d’architecte et d’ingénieur.

Pendant quinze ans, il s’occupa avec une activité remarquable et avec le plus grand succès, d’un grand nombre de travaux d’utilité publique, parmi lesquels nous nous bornerons à citer la canalisation de la Sambre, dont il obtint la concession, et le canal de jonction de Meuse et Moselle, dont il apporta le projet à la Société de Luxembourg.

L’exécution de ces grandes, entreprises devaient assurer à leur auteur, non-seulement la gloire qui s’attache aux belles conceptions et la reconnaissance publique qui est le prix des œuvres utiles, mais encore tous les avantages d’une fortune honorablement acquise.

Mais les soins de ses intérêts personnels n’ont jamais pu trouver place dans son âme ni avoir accès dans la sphère élevée où sa pensée se complaisait. Aussi, quand éclata la révolution de 1830, qui devait avoir pour effet de compromettre fout l’avenir de ses entreprises et de lui enlever tout le fruit de ses travaux, De Puydt n’hésita pas un instant à répondre à l’appel de son pays, il s’associa avec empressement au mouvement insurrectionnel et coopéra de la manière la plus active et la plus efficace à en assurer le succès.

Ici du moins, il eut la satisfaction de voir que son désintéressement n’était pas stérile, et l’ardent patriotisme qui l’animait a dû se trouver dignement payé de ses sacrifices, par la part qu’il eut à la grande œuvre de la régénération nationale.

C’est surtout à partir de cette mémorable époque que De Puydt déploya les fécondes richesses de son intelligence, les belles qualités de son âme et les inépuisables ressources de son activité.

A la fois militaire, ingénieur, législateur et homme d’état, il attacha son nom à presque toutes les grandes questions qui ont été résolues ou agitées dans notre pays.

Nommé ingénieur des ponts et chaussées en octobre 1830, il ne tarda pas à entrer dans l’armée, où à raison des dangers qui menaçaient le pays, ses connaissances et son dévouement pouvaient être plus immédiatement utiles.

Au mois de décembre, il fut détaché comme major au corps du génie, où il fut définitivement admis quelque temps après, ct dans lequel la croix de Léopold et les grades de lieutenant-colonel et de colonel vinrent successivement récompenser les éminents services qu’il rendit au pays et à l’armée.

Il remplit, jusqu’en 1839, les fonctions de commandant en chef du génie de l’armée, et fut chargé, eo cette qualité, de la direction supérieure des travaux de défense exécutés sur nos frontières découvertes et de plusieurs missions spéciales qu’il remplissait encore quand la mort est venu nous l’enlever.

11 ne m’appartient pas, d’apprécier sa carrière parlementaire, de vous retracer les services qu’il fut appelé à rendre à la chambre de représentants, dans sa double spécialité de militaire et d’ingénieur, et celui de peindre le chaud patriotisme, la courageuse indépendance, l’inaltérable attachement à nos institutions dont De Puydt a fait preuve, et qui lui valurent par trois fois les suffrages de ses concitoyens ; mais il m’appartient de payer ici un tribut de reconnaissance à l’éloquent et chaleureux défenseur des intérêts de l’armée, à celui qui ne négligea aucune occasion, ni aucun moyen de maintenir ou d’améliorer son bien-être, de la défendre en tout ce qui pouvait toucher à son honneur, à sa considération. La reconnaissance du soldat est intelligente et peu oublieuse, aussi l’armée entière s’associera à l’expression du sentiment que je viens d’exprimer pour celui qui lui a montré tant de dévouement. L’armée conservera à jamais le souvenir de la part qu’il prit à la discussion de tant de lois importantes pour elle, et parmi lesquelles nous nous bornerons à citer les lois sur l’avancement et la position des officiers, sur les pensions militaires ct l’organisation de l’école militaire.

Pour elle, la mémoire de l’auteur des motions faites en faveur des officiers de la réserve et des sous-lieutenants et lieutenants d’infanterie, restera à toujours un objet de vénération et de douloureux regrets.

Les soins et les travaux que supposent les doubles attributions dont De Puydt s’est trouvé longtemps investi, ne l’empêchaient pas de consacrer une partie de son temps à des études qui lui furent toujours si chères, et de s’acquitter avec honneur des missions importantes qu’il reçut du gouvernement.

Ainsi, dans la période que nous venons d’esquisser, il consacra ses soins comme auteur ou comme collaborateur à un grand nombre de projets de routes, de chemins de fer et de voies navigables, et il siégea comme membre à la commission internationale des écoulements des eaux des Flandres.

C’est encore le besoin insatiable d’action et l’entraînement qu’exerçaient toujours sur son esprit toutes les idées qu’il jugeait utiles à la prospérité ou à la gloire de son pays, qui le décidèrent dans ces derniers temps à affronter les dangers et les privations d’un voyage lointain et à entreprendre une exploration dans l’Amérique centrale à une époque où déjà il portait dans son sein le germe de la maladie à laquelle il vient de succomber.

C’est que la pensée qui l’appelait au-delà des mers avait revêtu pour lui des proportions grandioses et vraiment dignes de son esprit supérieur; il s’agissait pour lui non-seulement de la création d’un établissement colonial, considéré comme but, mais il ne séparait pas cette création, qui devenait ainsi un moyen, du vaste projet de jonction des deux Océans.

Ce fut là l’idée qui le préoccupa dans les derniers temps de sa vie, l’objet de ses dernières méditations; hélas, il ne lui fut pas donné de nous en révéler le fruit; le mal, contre lequel sa force morale luttait depuis longtemps avec une incroyable énergie, brisa enfin ses organes épuisés par tant de travaux-, de soucis et de veilles, minés par cette dévorante activité d’esprit dont je n’ai pu qu’indiquer quelques manifestations.

Grâces au ciel, les souffrances physiques auxquelles il succomba ne furent pas d’une longue durée, et sa mort fut douce: le souvenir de sa vie si utilement employée et celui du bien qu’il fit sur cette terre, charmèrent ses derniers moments ; entourés des siens, calme et résigné, il mourut de la mort du juste, en septembre 1844.

Il devait en être ainsi ; jamais pensée haineuse n’avait souillé son cœur, qu’une douceur indulgente et un inépuisable fond de bienveillance ont constamment rempli. Vous qui tous l’avez connu, vous savez avec quelle facilité son âme s’ouvrait à toutes les inspirations généreuses, combien elle était accessible aux affections les plus douces! Aussi, mon digne et noble ami, notre pensée te suit avec confiance au delà de la tombe, et c’est au séjour des hommes de bien que nous adressons le suprême adieu dont nous te saluons. Adieu, De Puydt, adieu!

(Extrait du discours prononcé sur sa tombe).

Source: Biographie des hommes remarquables de la Flandre occidentale, Volumes 3 à 4

Charles Louis Carton, Jacques Olivier Marie De Mersseman, Joseph Octave Delepierre, Ferdinand van de Putte
Vandecasteele-Werbrouck, 1847
<< Article du 03/10/2014 >>

.

Références Internet

Publications

Remi de Puydt a publié de nombreux mémoires, presque tous dans le but de vulgariser ses projets de travaux publics :

  • 1826 : Mémoire sur le déboisement des forêts en Belgique ;
  • 1831 : Mémoire sur le canal de Meuse et Moselle ;
  • 1834 : Mémoire sur la canalisation de la Sambre ;
  • 1836 : Rapport sur l’emploi des troupes aux travaux publics ;
  • 1837 : Mémoire sur le chemin de fer de Charleroi à la Meuse ;
  • 1837 : Mémoire sur le chemin de fer de l’Entre-Sambre et Meuse ;
  • 1837 : Mémoire sur la Société des Ardennes; Considérations sur différentes communications dans la province de Luxembourg ;
  • 1840 : Rapport sur le canal de Mons à la Sambre ;
  • 1841 : Mémorial de l’officier du génie.

 Bibliographie sur de Puydt

(source Wikipedia)

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