Un Canal et des Hommes

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Charles-François Sainctelette (1795 – 1887)

Charles-François Sainctelette fut l’Agent général de la Société du Luxembourg, en charge des travaux de creusement du canal Meuse & Moselle ainsi que du contrôle des mines de la Société et de la vente de leurs produits.

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La famille Sainctelette est originaire de Verdun ou elle s’était établie vers le milieu du XVIe siècle.

Charles-François Sainctelette naquit à Sainte-Ménehould (département de la Meuse) le 2 thermidor an III (20 juillet 1795) et décéda à Ghlin le 31 août 1854. Il épousa, le 6 janvier 1794, Marie-Catherine Priez, née à Ixelles et décédée à Schaerbeek le 24 mai 1887.

Marie-Catherine Priez est la fille adoptive du musicien Lambert-François Godecharle (1751-1819), le frère du célèbre sculpteur, Gilles-Lambert Godecharle.

Charles-François Sainctelette dirigea les travaux du canal de Meuse et Moselle. Il habitait au château de Tavigny où naquirent deux de ses enfants : Louis-Adolphe et Laure-Evelyne-Caroline.

Vers 1839 (?), Charles-François Sainctelette et sa famille vinrent habiter Mons où il dirigea, pour le compte de la Société Générale, « des affaires où celle-ci était intéressée », notamment les charbonnages du Levant du Flénu à Cuesmes dont il sera le directeur-gérant.

Charles-François Sainctelette devint également président du Tribunal de Commerce et de la Chambre de Commerce de Mons.

Une descendance dans la lignée du père

A Tavigny, en 1829, la famille Sainctelette avait déjà deux fils : Charles-Xavier et Pierre-Emile.

Charles-Xavier est né le 7 janvier 1825 à Bruxelles. Il décédera dans cette même ville le 17 avril 1898. Après des humanités au collège de Mons, il fit des études de droits à Louvain dont il sorti en 1847. Il prit part à de nombreuses discussions relatives aux importants travaux qui devaient se dérouler dans la région de Mons, notamment le canal de Jemmapes à Alost et le chemin de fer d’Alost à Ath. Il est élu au Conseil provincial du Hainaut en 1852 puis secrétaire de la Chambre du Commerce et des Fabriques de Mons en 1854. Il écrivit beaucoup sur l’importance de la colonisation pour la Belgique. Il fut, pendant 25 ans, parlementaire et sera, pendant 4 ans, ministre des Travaux Publics dans le gouvernement Frère-Orban II en 1878.

Pierre-Emile, né en 1826 et décédé en 1887, sera l’auteur d’un « mémoire présenté en 1851 à l’appui de la demande formée par lui de la concession d’un chemin de fer à Charleroy ».

Louis-Adolphe est né à Tavigny, le 26 décembre 1829. Il décédera à Bruxelles le 10 mai 1899. Il sorti premier de l’école des mines de Liège en octobre 1852 puis nommé aspirant-ingénieur des mines en activité de service à Mons. Il passa dans l’industrie en 1854 à la Société anonyme des manufactures de glaces comme sous-directeur et ingénieur conseil. Il fut également commissaire des monnaies.

Laure-Evelina-Joséphine-Caroline est née à Tavigny le 7 mai 1835 à « 1 heure et demie du soir ». Elle fut déclarée le lendemain par son père devant le bourgmestre du village, J. Simonis en présence de Jean-Baptiste Sainctelette, âgé de 28 ans, chirurgien aide-major au 39è régiment de ligne et de Nicolas Constantin Laeis [1], âgé de 43 ans, juge de paix du canton de Houffalize.

Sainctelette_Laure

Jean-Baptiste Sainctelette est-il le frère cadet de Charles-François ? C’est fort probable, nous n’en avons cependant pas trouvé de preuves à l’heure actuelle. Jean-Baptiste est chirurgien, aide-major au 39è Régiment d’Infanterie de ligne…français. En novembre 1826, il est nommé à l’hôpital de la Garde Royale et est cité dans la Gazette médicale de Paris de 1836 comme ayant participé à la réduction d’une luxation de la tête de cubitus à Landrecies (France, à une 20aine de km de Maubeuge) le 7 mars 1832.

Laure épousera, le 11 septembre 1855, Achille Bernardin Hospice Jottrand (1826 – 1912), directeur divisionnaire des mines, et décédera, à l’âge de 35 ans, le 19 décembre 1870, à Fontaine-l’Evêque en donnant vie à son onzième enfant (!). Ses 5 premiers enfants ne vécurent pas plus de 4 ans.

Charles 1856-1857

Louis 1857-1858

Léon 1859-1859

Paul 1860-1861

Adolphe 1862-1866

Félix-Eugène 1863-1907

Victor 1864-1912

Léonie 1865-1941

Auguste 1867-1946

Ernest 1869-1914

Emile 1873-1966

L’état de mère était un bien dangereux et douloureux métier à cette époque.

Sources

Note

[1] Nicolas Laeis sera nommé juge de Paix à Houffalize, le 19 septembre 1824 et confirmé le 11 mai 1847. Il sera conseiller provincial de 1836 à 1845.

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